Quelles sont mes vraies priorités ?

On a souvent une réponse “idéale” quand on nous demande nos priorités : la famille, la santé, la foi, les relations, l’essentiel. Et pourtant, quand on regarde de près notre semaine — notre agenda, notre énergie, nos arbitrages — ce sont parfois d’autres choses qui prennent toute la place. Il existe une histoire très connue qui met le doigt exactement là où ça fait mal. Une histoire de bocal. J’en parlais dans un précédent article.

La plupart des personnes ne manquent pas de belles intentions. Le problème, c’est la traduction dans le réel. On peut dire : ma priorité, c’est ma famille, ma santé, grandir dans ma foi etc … Mais la question honnête n’est pas seulement ce que je dis. C’est plutôt :

  • Qu’est-ce qui décide réellement de mon temps ?
  • Qu’est-ce qui reçoit mes meilleures heures ?
  • Qu’est-ce qui passe en premier quand il y a 2 évémenents en même temps ?

Souvent, nos vraies priorités se voient dans notre agenda ou dans nos choix répétés (ce qu’on accepte, ce qu’on reporte, ce qu’on annule).

Pourquoi c’est si difficile de protéger l’essentiel ?

Même quand on sait ce qui compte, on se heurte à quelque chose de puissant : les contraintes extérieures. Le travail, les responsabilités, les attentes, les demandes “raisonnables”, le fameux “ça ne prendra que 10 minutes”, la réunion placée en fin de journée “parce que c’est flexible”… Tout cela ne ressemble pas à un choix existentiel. Et pourtant, accumulé, c’est exactement ce qui remplit le bocal. Les “petites choses” n’ont pas l’air graves, mais elles s’additionnent. Une semaine entière peut être avalée sans qu’on ait vu venir le glissement.

Le test du bocal : une question qui remet de l’ordre

Voici une question simple à se poser : Si je devais mettre mes gros cailloux en premier, qu’est-ce que je placerais dans le bocal avant tout le reste ?

Et une autre, tout aussi révélatrice : Qu’est-ce que je laisse entrer en premier, aujourd’hui, qui empêche l’essentiel d’avoir de la place ?

Parce que la réalité, ce n’est pas qu’on manque de temps. Mais qu’au lieu de “trouver” du temps, on fait de la place. Et faire de la place implique presque toujours un choix… donc un renoncement.

Concrètement, si vous remplissez votre bocal aujourd’hui, à quoi ressemble-t-il ? Et à quoi aimeriez-vous qu’il ressemble vraiment ?

Ella N. Andria

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