Servir dans différents environnements, est-ce par caprice, par manque d’enracinement ? Je crois que c’est simplement être là où Dieu me place. La Bible parle beaucoup du corps du Christ. Paul écrit : « Il y a toutes sortes de services, mais c’est le même Seigneur. » (1 Corinthiens 12:5). Ce n’est pas où et quand je sers qui compte — c’est l’Esprit qui anime le service.
Ce que j’ai compris, c’est que mes dons ne s’arrêtent pas aux portes d’un seul lieu, d’un seul contexte. Si Dieu m’a donné quelque chose à offrir, il peut très bien placer ce don dans des endroits différents, pour des troupeaux différents.
Servir là où Dieu m’appelle et rester fidèle, c’est important. Mais il y a une difficulté : celle d’être attentif à ne pas disperser ses forces. Paul le dit clairement : « Veillez à ce que tout se passe convenablement et non dans le désordre. » (1 Corinthiens 14:40). Est-ce que je reste centré ? Est-ce que mon engagement est sincère et régulier ? La fidélité, c’est moins une question de lieu que d’attitude.
Jésus a dit : « Si quelqu’un veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur. » (Matthieu 20:26). Servir, ce n’est pas chercher à tout prix de la visibilité. Mais c’est chercher à être utile. L’idée n’est pas de devenir orgueilleuse en me disant « je suis tellement sollicitée ».
Chaque fois que je sers, je me rappelle que je suis simplement « envoyée ». Que le troupeau appartient à Dieu, pas à moi. Et tout ça, ça me protège de l’épuisement et d’être trop imbue de ma personne.
J’apprends à discerner. Me demander si mon service, quelque soit le lieu, porte du fruit. Rester connectée avec les autres membres du Corps. Surtout, m’assurer que ma famille, ma propre foi, mon repos ne sont pas sacrifiés sur l’autel du service.
Dieu ne nous appelle pas à nous épuiser dans le service. Il nous appelle à porter du fruit — un fruit qui demeure (Jean 15:16).
