Oser ralentir : Pourquoi le repos est un rythme sacré pour votre âme

Dans une société qui valorise la productivité constante et la performance, s’arrêter semble presque subversif. Katrien Daelman, auteure du livre Oser Ralentir, explique que le repos n’est pas un luxe, mais un rythme sacré institué par Dieu pour notre bien-être global.

Voici les points clés à retenir pour redécouvrir l’importance du repos biblique.

1. L’origine divine du repos

Le concept de repos ne vient pas d’un besoin humain de « vacances », mais de Dieu Lui-même. Dès la Genèse, Dieu instaure le Sabbat (du verbe hébreu lachevette, signifiant « s’asseoir » ou « s’arrêter »). En créant les astres pour fixer les temps, Dieu utilise le mot Moed, qui désigne un « temps fixé » ou un lieu de rencontre. Le repos est donc un rendez-vous dans le temps avec le Créateur.

2. Le repos comme acte de foi

Oser ralentir est avant tout un acte de foi et de résistance. C’est une manière de déclarer que notre provision ne dépend pas de notre agitation incessante, mais de la fidélité de Dieu. En observant un jour de repos, nous reconnaissons que Dieu est capable de pourvoir en six jours ce que nous pensons devoir accomplir en sept.

3. Sortir de l’esclavage de la performance

Katrien souligne que le commandement du Sabbat a été donné pour nous libérer de l’esclavage de la production. En Égypte, le peuple ne pouvait jamais s’arrêter. Aujourd’hui, nous risquons de devenir nos propres « Pharaons » en nous imposant un rythme que notre âme ne peut supporter. Le repos nous rappelle que nous sommes des fils et des filles, et non des esclaves définis par ce qu’ils produisent.

4. Vivre « avec Dieu » plutôt que seulement « pour Dieu »

À travers son propre parcours, Katrien partage un constat frappant : elle a longtemps vécu « pour Dieu » (activisme, carrière à l’ONU, service à l’église) mais très peu « avec Dieu ». Le repos permet de passer de la performance à l’intimité. Reconnaître ses limites n’est pas une faiblesse, mais un acte spirituel d’humilité qui nous permet de rester connectés à notre véritable source de vie.

5. Restaurer l’âme vs se distraire

Il est crucial de distinguer la simple distraction de la véritable restauration.

  • La distraction (scroller sur les réseaux sociaux, shopping, marathon de séries) peut occuper le temps, mais elle laisse souvent l’âme encore plus épuisée.
  • La restauration demande une déconnexion (notamment des écrans) pour se tourner vers ce qui donne la vie : la nature, le calme, la prière ou des activités manuelles non productives.

6. L’importance de l’intentionnalité

Le repos biblique ne se subit pas, il se prépare. Pour que le jour de repos soit réellement bénéfique, il faut éliminer la charge mentale en organisant les repas et les tâches ménagères à l’avance durant la semaine. C’est cette intentionnalité qui permet de créer une « marge » vitale dans nos agendas.

7. Un bénéfice pour l’entourage

Celui qui refuse de se reposer finit par devenir oppressant ou « fatigant » pour les autres. Le repos produit de la vie et de la paix qui se répercutent sur notre famille et nos collaborateurs. Comme le souligne Katrien, le repos est une image de résurrection : il commence dans l’obscurité (le vendredi soir) pour nous amener vers la lumière et l’espérance.

Cette année, ne vous contentez pas de « subir » votre fatigue. Osez ralentir. En respectant les rythmes sacrés de Dieu, vous ne perdez pas un jour de production, vous gagnez une vie renouvelée et féconde.

Ella N. Andria

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